Désinfectant homologué : ce que le DIN dit, et ce que l’étiquette exige

« Désinfectant » n’est pas un adjectif publicitaire au Canada. C’est un statut réglementaire, et il se vérifie en trente secondes.

Par Mat Maintenance Agency · Publié le 5 septembre 2026

Au Canada, un désinfectant pour surfaces dures est réglementé comme un médicament : il porte un numéro d’identification de médicament (DIN) à huit chiffres attribué par Santé Canada, vérifiable dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques. L’étiquette indique les organismes visés, la dilution et le temps de contact, c’est-à-dire le temps où la surface doit rester mouillée. Sans DIN, et sans temps de contact respecté, il n’y a pas de désinfection.

Ce qu’est un DIN

Un numéro à huit chiffres que Santé Canada attribue à chaque produit autorisé à la vente comme médicament, ce qui inclut les désinfectants pour surfaces dures. Le DIN identifie le fabricant, les ingrédients actifs et leur concentration, la forme et le nom du produit. Un produit qui prétend désinfecter sans DIN n’a pas été évalué pour cette allégation au Canada.

Comment vérifier en trente secondes

La Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada se consulte en ligne. On entre le DIN imprimé sur l’étiquette et on voit le nom du produit, le fabricant, les ingrédients actifs et le statut. Si le DIN n’y est pas, ou si le statut n’est pas « approuvé », on change de produit.

  • Chercher le DIN sur l’étiquette, souvent près du code-barres
  • Entrer les huit chiffres dans la base de données
  • Vérifier le statut et le nom du produit
  • Conserver la fiche technique avec le registre d’entretien

Ce que l’étiquette exige

Trois lignes comptent. Les organismes visés : bactéries, champignons (la teigne en est un), virus, et lesquels. La dilution : un concentré mal dilué désinfecte moins ou abîme le vinyle. Le temps de contact : la durée pendant laquelle la surface doit rester visiblement mouillée pour que l’allégation soit vraie, souvent plusieurs minutes. Un produit essuyé après trente secondes nettoie ; il ne désinfecte pas, quel que soit son DIN.

Compatibilité avec le vinyle

Un désinfectant homologué peut être trop agressif pour un tatami. Le fabricant Jukado recommande un savon doux à pH neutre pour le lavage et réserve l’eau de Javel au dernier recours, parce qu’elle vieillit le vinyle. On choisit donc un désinfectant homologué compatible avec le vinyle, on lave d’abord pour enlever la matière organique qui neutralise le désinfectant, et on rince ou essuie selon l’étiquette.

Et la vapeur ?

La vapeur sèche à haute température assainit par la chaleur et décolle la pellicule grasse, les résidus et la matière organique que le désinfectant n’atteint pas. Mais elle n’est pas un désinfectant homologué au sens réglementaire. C’est pourquoi notre protocole enchaîne les deux : vapeur pour préparer et assainir les deux faces, désinfectant homologué au temps de contact pour la désinfection réglementaire.

Questions fréquentes

Ce que les propriétaires de salle demandent

Un produit « naturel » ou « écologique » peut-il désinfecter ?

S’il a un DIN et une étiquette qui le dit, oui. Sinon, il nettoie. Les deux mots ne sont pas synonymes.

L’eau de Javel est-elle homologuée ?

Les produits à base d’hypochlorite vendus comme désinfectants portent un DIN. Sur un tatami, on la réserve au dernier recours à cause du vinyle, et on ne la mélange jamais à un autre produit.

Quel produit utilisez-vous ?

Un désinfectant homologué compatible avec le vinyle, appliqué au temps de contact de son étiquette. Le nom et le DIN figurent dans le rapport de visite.

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